( photo by Maxim Dmitriev)
Au-delà des rencontres enrichissantes entre les diverses personnalités du groupe, le groupe de pairs défini par un mode de travail particulier (échange de pratiques, pas de hiérarchie interne ni soumission à un expert, exercice de la pensée critique, confrontation des pratiques aux référentiels « officiels », etc ...) apporte un regard spécial sur l’exercice quotidien des médecins généralistes. Il développe les capacités à argumenter les décisions, à savoir les expliquer et les promouvoir auprès des patients comme des confrères. Il développe également une exigence de niveau de preuves explicite pour les actes médicaux.
Pour autant, comme tout travail de groupe, par sa projection sur la durée et par sa méthodologie répétitive (casuistique aléatoire par exemple), il peut finir par lasser ses membres.
Le contexte actuel de dévalorisation de l’acte intellectuel et même clinique, la marchandisation de la médecine, la confrontation quotidienne entre l’effort personnel de remise en question, de formation continue exigeante et l’absurdité apparente de certaines politiques de santé publique dans notre pays participent certainement aussi à la lassitude ressentie par les membres d’un groupe de pairs.
Recherche bibliographique : pas de données trouvées sur l’évolution, les difficultés ou la durée des groupes de pairs de médecins généralistes.


