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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 16:34

 

1. L’Association Française d’Urologie recommande le dépistage du cancer de la prostate par le dosage du PSA et un toucher rectal tous les ans entre 50 et 75 ans, dès 45 ans s’il existe un risque familial ou ethnique (Niveau de preuve IV-2)
 
2. HAS
 
Le bénéfice en termes de réduction de mortalité globale d’un dépistage systématique du cancer de la prostate par le dosage du PSA sérique total n’est pas démontré. Les résultats des études portant sur le dépistage systématique ne permettent pas de conclure sur l’opportunité d’un dépistage individuel.
 
Certains facteurs de risque de survenue d’un cancer de la prostate ont été rapportés dans la littérature, notamment l’existence d’antécédents familiaux de 1er ou 2nd degré et des origines afro-américaines. Les données actuelles ne permettent cependant pas d’évaluer l’impact du dépistage individuel en fonction des différents facteurs de risque.
 
Plus le nombre de personnes atteintes d’un cancer de la prostate dans une famille est important, plus le risque d’avoir un cancer de la prostate est élevé. Un cancer de la prostate est considéré comme héréditaire lorsque 3 cas au moins ont été identifiés chez des parents au 1er ou au 2e degré ou seulement 2 cas mais survenu avant 55 ans. Dans ce cas, le risque d’avoir un cancer de la prostate est multiplié par un facteur de l’ordre de 10. En cas de forme familiale ne répondant pas à ces critères (forme dite non héréditaire) le risque d’avoir un cancer de la prostate est multiplié par 2 ou par 3,5.
Ce risque semble plus important en cas d’antécédents familiaux du cancer de la prostate chez les frères que chez les pères.
Il n’est pas démontré que les formes familiales du cancer de la prostate sont de survenue plus précoce (niveau de preuve 3). Dans l’hypothèse d’une survenue effectivement plus précoce des formes familiales du cancer de la prostate, la différence resterait minime comparée à la différence attendue dans le cadre d’une transmission héréditaire. Par ailleurs les formes familiales/héréditaires de cancer de la prostate ne semblent pas plus sévères que les formes dites sporadiques (niveau de preuve 2).
 
 
Il pourrait exister un risque supérieur de cancer de la prostate pour les sujets d’origine africaine comparé au reste de la population. Les données ne permettent cependant pas d’exclure que cette observation ne soit la résultante que de différences d’ordre socioéconomique. Le risque est en revanche plus faible pour les hommes d’origine asiatique. L’âge moyen au diagnostic semble plus bas chez les Afro-Américains que chez les Caucasiens (niveau de preuve 3). La proportion de cancers prostatiques de score de Gleason > 7 semble significativement plus élevée chez les sujets afro-américains que chez les sujets d’origine caucasienne (niveau de preuve 3).
 
S’agissant des autres facteurs de risque analysés dans la littérature :
les antécédents de syphilis ou de gonococcie semblent associés à un risque plus élevé de diagnostic de cancer de la prostate (niveau de preuve 2). Ce risque reste cependant faible.
Par ailleurs, un lien entre la concentration sanguine en testostérone et l’augmentation du risque de cancer de la prostate a été rapporté (niveau de preuve 2), sans qu’un mécanisme précis ait pu être démontré.
 
 
 [N.B . :Les études montrent que le toucher rectal utilisé seul n’est pas un outil de dépistage approprié. Le taux de détection est inférieur à celui obtenu par le dosage du PSA seul ou les modalités combinées. En revanche, il est complémentaire du dosage du PSA sérique et peut augmenter le taux de détection de cancer de la prostate, notamment chez les patients dont le PSA est inférieur au seuil de décision de biopsie.]
 

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